// L’histoire du Real Madrid

L’histoire du Real Madrid

I) Les premières années

La création du club du Real Madrid s’est réalisée en plusieurs étapes. Tout d’abord en 1895, des étudiants et des professeurs de l’université de Enseñanza créent un premier club, constitué de joueurs de l’université, nommé « Football Sky ». 5 ans plus tard, le club est scindé en deux, le New Foot-ball de Madrid et le Club Español de Madrid. Le premier président de ce dernier est Julian Palacios.

Mais en 1902, le Club Español de Madrid connaît une nouvelle scission. Ainsi, le Sociedad Madrid CF naît, présidé par Juan Padros Rùbio.

Trois ans seulement après sa fondation, le club prend déjà goût aux grands succès en remportant la Coupe du Roi, qu’ils gagneront 4 années consécutives.

En 1912, le club change une première fois de stade : ils quittent l’Estadio Chamartin pour rejoindre le Campo de O’Donnell’.

L’année 1920 est une année importante pour le club madrilène, car c’est celle où le Roi accorda le titre « Royal » au club madrilène. Ainsi, le club était renommé définitivement Real Madrid.

II) Santiago Bernabeu Yeste

Avant de devenir président en 1945, Santiago Bernabeu Yeste avait déjà occupé plusieurs postes importants au sein du club. En effet, il y fut joueur, capitaine, puis entraîneur.

Après la guerre civile espagnole, il contribua également à la reconstruction du club, et de toutes ses installations. C’est ainsi que, sous sa présidence, le stade du club prit le nom définitif de Santiago Bernabeu.

Par ailleurs, il réorganisa également le club à tous les niveaux. Il créa le modèle hiérarchique pour tous les clubs par la suite, en divisant le staff technique en deux : d’un côté, une partie s’occupait du terrain, pendant qu’une autre s’adonnait à tout ce qui entoure le sportif (recrutement principalement).

En 1953, Bernabeu lance une politique de recrutement de joueurs de renom. La signature de la star argentine Alfredo Di Stefano marqua le départ d’une longue série. En effet, sous la présidence de Bernabeu, des joueurs tels Ferenc Puskas, Francisco Gento, Hector Rial, Raymond Kopa, José Santamaria, Miguel Muñoz, Amancio, Santillana, Juanito, ou encore José Antonio Camacho portèrent le maillot merengue.

Cette construction de « Dream Team » de Bernabeu, s’accompagna deux ans plus tard de la création de la première grande compétition europénne, que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Ligue des Champions, dont Bernabeu fut l’un des instigateurs.

C’est également sous sa direction, que le club devenu l’un des plus prestigieux d’Espagne et d’Europe. En effet, en 33 ans de présidence, Bernabeu remporta 1 coupe intercontinentale, 6 coupes d’Europe, 16 titres de champion d’Espagne, ainsi que 6 coupes du roi.

III) Le Real Madrid, Roi d’Espagne

Les signatures de grands joueurs au début des années 50 furent la base des grands succès madrilènes des décennies suivantes. Ils remportèrent la Liga en 1954 et 1955, puis 1957 et 1958. La suprématie du Real Madrid en Espagne était donc claire.

Pendant la période 1961-1980, le club remporta 14 titres de champion d’Espagne. C’est également à cette période que des grands joueurs, tels Camacho, Stielike, Santillana ou encore Juanito, firent les beaux jours de la Casa Blanca.

Au début des années 80, le Real connut quelques moments difficiles et perdu quelques peu le contrôle du championnat. Mais en 1986, le club repris son emprise sur le championnat, en remportant le titre, avant de réussir de l’exploit de le conserver jusqu’en 1990. L’équipe se composait alors de joueurs comme Hugo Sanchez, Emilio Butragueño, Manolo Sanchis, Vasquez Martin, José Miguel Gonzalez Martin ou encore Miguel Pardeza.

Le Real peut aussi compter dans son palmarès sur 17 Coupes du Roi, et 7 Supercoupe d’Espagne.

IV) Le Real Madrid sur le toit de l’Europe

Mais les succès du Real Madrid ne se sont pas arrêtés à l’Espagne. Le club de la capitale a également élargi son grand palmarès au niveau européen durant toutes ces années. A ce jour, le club détient le record de Ligue des champions, avec 9 succès dans la plus grande des compétitions européennes.

Entre 1956 et 1960, l’équipe composée de Puskas et Di Stefano notamment, remporta 5 titres de champion d’Europe d’affilée. La plus belle des victoires madrilènes dans cette période fut celle de 1960, au Hampden Park, contre l’Eintracht Francfort. Lors de cette finale, ils l’emportèrent 7 buts à 3.

En 1966, le club remporta un sixième trophée en venant à bout en finale du Partizan Belgrade sur le score de 2-1. La particularité de cette équipe de 1966, est qu’elle n’était composée que de joueurs espagnols. Ce fut une première dans la compétition.

Le beau palmarès du Real Madrid en Europe est aussi marqué par leurs trois finales en 1962, 1964 et 1981.

A l’échelon inférieur, les merengues remportèrent également les éditions 85 et 86 de la coupe UEFA, et se hissèrent deux fois en finale de la Coupe des Vainqueurs des Coupes.

En 1996, le président Lorenzo Sanz nomme Fabio Capello entraîneur de l’équipe première. Bien que ce premier passage de l’entraîneur italien ne dura qu’une petite année, celle-ci fut la base d’une grande série de succès. Cette année marqua surtout l’arrivée d’une flopée de grands joueurs tels Roberto Carlos, Pedrag Mijatovic, Davor Suker, ou Clarence Seedorf. A ces grands noms s’ajoutait des joueurs formés du club comme Hierro, Raùl ou Redondo.

Ainsi, en 1998, le club mit fin à 32 ans sans titres européens en s’imposant, lors de la finale à Amsterdam, contre la Juventus de Turin.

Deux ans plus tard en 2000, puis en 2002, le club remporta deux autres titres de champion d’Europe sous le règne de Vicente Del Bosque à la tête de la formation madrilène. A l’époque, l’équipe était notamment formée de Luis Figo ou Zinedine Zidane.

V) Les années Florentino Perez

En Juillet 2000, Florentino Pérez est élu président en s’engageant à effacer la dette du club, et à moderniser les installations du club. Mais sa plus grande promesse fut surtout celle de faire venir la star du FC Barcelone Luis Felipe de Madeira Figo. Pendant toute sa campagne électorale, Perez affirma à plusieurs reprises qu’il avait trouvé un accord avec Figo pour que l’ailier portugais quitte le Camp Nou et rejoigne le Bernabeu. Le 16 juillet, Florentino Perez est élu : 8 jours plus tard, Figo est présenté. C’est le premier d’une grande série de stars, de galactiques, comme les médias les appelèrent.

Quelques jours plus tard, Perez est controversé par les médias et les socios. C’est à ce moment qu’il décide de frapper un grand coup en vendant Redondo, qui avait affiché ouvertement son soutien envers le prédécesseur de Perez, à l’AC Milan. Dans le même temps, le Real recrute Claude Makelele, Albert Celades, Flavio Conceicao, Pedro Munitis, et Santiago Hernan Solari. Avec un tel recrutement, la Casa Blanca était attendue au tournant pour la saison à venir. Et celle-ci débuta mal pour les hommes de Del Bosque qui durent s’incliner en Super coupe d’Europe 2 buts à 1 face à Galatasaray.

La blessure de Fernando Morientes en début de saison obligea Del Bosque à faire monter un jeune talent de l’équipe B, Guti. Et le pari de l’entraîneur espagnol fut payant puisque le Real fit un bon début d’année, tant sur le plan national qu’européen. Cependant, le club s’inclina face à leurs rivaux barcelonais 2-0 au Camp Nou, et durent subir l’élimination en Coupe du Roi quelques semaines plus tard contre Toledo. Pour mettre un point d’orgue à cette période noire, le Real s’inclina également en Coupe Intercontinentale contre Boca Juniors.

Mais petit à petit, l’équipe retrouva une forme correcte qui l’emmena à la première place du classement de la Liga en Janvier, place qu’ils occuperont jusqu’à la fin de la saison.

A l’échelle européenne, le parcours du Real s’arrêta en demi-finale contre le Bayern Munich (futur vainqueur de cette édition) en perdant 3-1 sur l’ensemble des deux rencontres.

Cette année là, le Real offrit aux socios de Bernabeu un superbe spectacle lors du match du titre contre Alaves, en remportant celui-ci 5 buts à 0 : A deux matches du terme de la Liga, le Real était titré pour la 28ème fois.

Avec les bénéfices réalisés sur la vente de la Ciudad Deportiva (terrain d’entraînement des merengues), Perez obtenu la signature de Zinedine Zidane, Ronaldo, et David Beckham.
C’est à partir de ce moment que les médias locaux surnommèrent l’équipe les « Galactiques ».

La stratégie du club à ce moment fut de combiner les stars et les jeunes talents de l’équipe. Pari réussi pour Perez, puisque cette période fut couronnée de grands succès : 2 Ligas (2001 et 2003), 1 Ligue des Champions (2002), (accompagné de la coupe Intercontinentale en début d’année 2003), 1 Supercoupe d’Europe, et 1 Supercoupe d’Espagne, respectivement en 2001 et 2003.

De plus, les « Galactiques » ont été également une réussite commerciale pour le club dans le monde entier, et notamment en Asie.

Mais l’année 2003 marqua un grand tournant de la période Florentino Perez. Alors qu’ils venaient d’être sacré champion d’Espagne, le conseil d’administration du Real Madrid décide de ne pas reconduire le contrat de Vicente Del Bosque, et de libérer Fernando Hierro (à l’issu d’un conflit entre le joueur et ses dirigeants). A cela, Perez ajouta la vente de Claude Makelele à Chelsea, qui n’obtenu guère l’augmentation salariale à laquelle il aspirait.

Quelques semaines plus tard, le successeur de Del Bosque était trouvé : Carlos Queiroz. Le portugais commença la maison tout doucement, en l’emportant très difficilement contre le Betis Séville.

Cependant, la victoire 7-2 contre Valladolid à Santiago Bernabeu redonna confiance aux socios. Après une première partie très difficile, ils espéraient mieux après la trêve. Grâce au systeme du turn-over de Queiroz, la deuxième partie de la saison donna leur chance à des jeunes du centre de formation comme Borja Fernandez, Alvaro Mejia, Antonio Nunes, ou encore Juanfran.

En Ligue des Champions, les madrilènes se firent éliminer par l’AS Monaco de Fernando Morientes (qu’ils avaient prêté au club monégasque) en demi-finale. C’était une véritable revanche pour l’espagnol qui marqua à l’aller comme au retour.

Cependant, les madrilènes pouvait encore espérer le titre en Liga, puisqu’ils s’y trouvaient en tête avec 8 points d’avance sur Valence. Mais les joueurs de Queiroz n’étaient pas au bout de leur peine cette année là… En effet, ils perdirent leurs 5 dernieres rencontres, respectivement contre Majorque, le Barça, la Sociedad, Murcie et le Deportivo la Corogne.

Cette terrible fin de saison leur fut fatale : ils finirent à une décevante 4ème place, derrière Valence, Barcelone, et La Corogne. Pour courroner une saison noire de bout en bout, le Real Madrid échoua en finale de coupe du roi face au Real Saragosse.

Quelques jours après le terme de la saison, Carlos Queiroz fut limogé, et remplacé par l’ancienne gloire du club, José Antonio Camacho.

Dès sa nomination, Camacho fit savoir à son président que les maux de l’équipe résidaient dans ses carences défensives. Ainsi, le club déboursa un total de 45 millions d’Euros pour recruter Walter Samuel et Jonathan Woodgate. Cet été 2004 vit aussi la vente de Samuel Eto’o au FC Barcelone… Les dirigeants madrilènes ne se doutaient sûrement pas de l’erreur qu’ils commettaient à ce moment

L’attaquant anglais Michael Owen fut aussi l’une des grandes recrues de l’intersaison 2004, mais n’a jamais réussi à s’imposer au sein du groupe.

Les mauvaises performances de Camacho le poussèrent vers la sortie, et il fut remplacé par Mariano Garcia Remon en cours de saison. Mais malheureusement, les quelques mois de Garcia ne suffirent pas à convaincre les socios. Ainsi, pendant la trêve hivernale, le brésilien Vanderleï Luxemburgo devenait le 3ème entraîneur du Real Madrid en une seule saison. Son premier fait d’arme fut de recruter Thomas Gravesen, le milieu de terrain d’Everton. Eliminé en Ligue des champions et en coupe de roi au même stade (Quart de finale), Luxemburgo se rabattu sur le championnat et accrocha la deuxième place derrière le Barça.

Saison 2005-2006

Cette saison marqua la fin d’une ère, dont les prémices d’une chute apparurent déjà en 2003. En dépit d’un recrutement encore une fois très ambitieux (Julio Baptista pour 20 millions d’Euros, Robinho et Sergio Ramos pour 30 millions d’Euros chacun), le Real ne réussit pas à accrocher le wagon de son rival barcelonais. Les madrilènes s’inclinèrent même 3-0 à Santiago Bernabeu contre le FC Barcelone. Cette humiliation fut le coup de grâce pour Luxemburgo qui démissionna, remplacé par Juan Ramon Lopez Caro, entraîneur des jeunes classes du club madrilène. Mais Lopez Caro ne fit pas mieux que son prédécesseur. Malgré un premier match encourageant contre le Real Saragosse, les joueurs madrilènes continuèrent leur chemin de croix : éliminés en 1/8ème de finale de Ligue des Champions pour la troisième année consécutive, ils ne leur restaient que le championnat pour se sortir de cette saison cauchemar. Mais là encore, le Real ne put suivre le rythme du Barça, qui remporta la Liga pour la deuxième année consécutive.

Le 27 Février 2006, Florentino Perez démissionne. C’est la fin de l’ère galactique.

VI) L’après Perez

Le 2 Juillet 2006, Ramon Calderon prend la succession de Perez. Ses deux premières décisions sont d’introniser Fabio Capello entraîneur de son équipe, et Pedrag Mijatovic en tant que directeur sportif.

Pour rester fidèle à ses prédécesseurs, Capello investit énormément pour recruter. Son recrutement inclut Fabio Cannavaro, Emerson (tous deux en provenance de la Juventus) pour 23 millions d’Euros, Ruud Van Nistelrooy de Manchester United pour 15 millions d’Euros, Mahamadou Diarra de Lyon pour 26 millions d’Euros. Un mercato d’été qui aura donc coûté au Real plus de 63 millions d’Euros.

Heureusement pour Capello, cette saison sera ponctuée par un titre de champion d’Espagne, coiffé sur le fil au FC Barcelone, grâce à leur victoire face au Real Majorque 3-1 le 17 juin 2006.

En dépit de son titre de champion d’Espagne, Fabio Capello est licencié : les socios souhaite du football flamboyant, et selon eux, l’entraîneur italien n’est pas en mesure de satisfaire leur soif de beau jeu. Ainsi, c’est le technicien allemand de Getafe, Bernd Schuster, qui est nommé entraîneur pas les dirigeants merengues.

Cette saison sera marquée par la route très tranquille des madrilènes jusque leur 30ème titre de champion d’Espagne. Bien aidés par le faible niveau de leurs adversaires, et notamment du FC Barcelone, les hommes de Bernd Schuster, emmenés par un très grand Raùl, ont gouverné de main de maître cette saison 2007-2008.

Traduit et mis en forme par J-M avec Wikipédia.