
L'Espagne est championne d'Europe! Après 44 ans d'attente, le peuple ibérique peut exulter! Au terme d'un match dominé par le talent et la cohésion espagnols, l'Allemagne s'incline à juste titre, et laisse donc le trophée à leurs vis-à-vis!
La première impression laissée par la formation allemande ce soir, est l'incapacité de sa défense à gérer la rapidité et la vivacité des petits gabarits espagnols. Néanmoins, le plus grand danger espagnol ne fut pas le plus petit, puisque c'est Fernando Torrès qui s'est montré le plus embêtant pour la défense allemande. Son intelligence de jeu et sa rapidité d'exécution ont maintes et maintes fois mis à mal l'axe central allemand, formé par Per Mertesacker et Christof Metzelder.
La première période se résuma finalement à un combat tactique remporté par les espagnols. Les allemands ont mieux commencé la rencontre en imposant leur puissance physique.
C'est ainsi que dès la 4ème minute de jeu, Sergio Ramos manquait totalement sa remise dans l'axe vers Puyol, profitant à Miroslave Klose, qui, heuresement pour la Roja, manqua son contrôle.
Un avertissement sans frais pour les hommes de Luis Aragones, qui eu pour effet de les réveiller. En effet, à partir de ce moment, les espagnols ont repris le contrôle total du ballon, et ont donc pu imposer leur jeu de passes rapides et déroutantes pour les grands défenseurs allemands.
Néanmoins, peu d'occasions nettes ont été à dénombrer en cette première mi-temps. C'est seulement à la 33ème minute que Torrès, bien servi par Xavi dans la profondeur, se démarquait superbement du marquage de Lahm pour glisser une petite balle piquée devant la sortie de Jens Lehmann. 1-0, le Roi Juan Carlos, présent dans les tribunes, peut exulter.
Au retour des vestiaires, la physionomie ne changea pas. Les espagnols ont tenu leur rythme, en jouant toujours très haut, et mettant en place son fameux "tiki-taka".
Cependant, l'espace de 10 minutes, (notamment grâce à l'entrée de Kuranyi) l'Allemagne a fait douter les hommes d'Aragones. En effet, à partir d'une grosse erreur de Carles Puyol, qui s'enferma tout seul sur le côté, et dû rendre le ballon à son adversaire, les allemands ont mis une grosse pression sur la défense espagnole, également friable, en enchaînant centres et frappes. Mais l'abnégation espagnole prit à nouveau le dessus sur le manque de créativité allemande.
L'Espagne reprit le contrôle total de la rencontre, en se créant de multiples occasions, mais en échouant dans le dernier geste, notamment sur une remise de la tête de Guïza (entré à la place du buteur de Fernando Torrès) pour Senna, auquel il manqua quelques centimètres pour mettre le ballon au fond.
Les dernières minutes n'y changeront rien, l'Espagne soulève un deuxième titre de champion d'Europe après celui de 1964.
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